parents

La manière dont les parents réagissent au comportement et/ou aux sentiments transgenres de leur enfant dépend de différents facteurs. En premier lieu, il semble y avoir une différence entre les filles et les garçons. Le comportement transgenre affiché par les filles est souvent plus facilement toléré que celui des garçons. Les filles qui roulent des mécaniques, jouent à des jeux violents et passent beaucoup de temps avec des garçons font moins rapidement l’objet de réprimandes. On considère plutôt cela comme une expression de confiance en soi, de caractère. On demande plus rapidement des explications aux garçons efféminés. On trouve leur attitude un peu puérile, inadaptée ou on la considère comme un signe de faiblesse. Il semble également y avoir des différences entre les pères et les mères: les pères ont la plupart du temps plus de mal que les mères à accepter le comportement efféminé de leur fils.

Le comportement de l’enfant peut être à ce point non conforme aux stéréotypes culturels que les parents estiment devoir réagir ou prendre position. Vont-ils tolérer ce comportement de la part de leur enfant? Si oui, à quel point? Cela doit-il rester secret? Faut-il l’ébruiter? Faut-il chercher de l’aide? Ou va-t-on simplement interdire cette attitude en espérant ainsi résoudre la situation?

Si les parents interdisent à l’enfant de se déguiser, il ne le fera certes plus en public, mais son désir de le faire demeurera la plupart du temps… Ce désir inavoué peut rester fortement ancré, bien que l’enfant lui-même le nie. L’enfant essaie autant que possible de satisfaire les attentes de ses parents. Ce désir refait souvent surface lors de la puberté, plus fort, lorsque l’adolescent se retrouve confronté à un corps qui commence à évoluer dans une direction qu’il ne souhaite absolument pas. Il vaut donc mieux ne pas interdire. Mais même si l’on réussit à ne rien interdire à l’enfant dans ce domaine, le comportement lié à la dysphorie de genre peut malgré tout engendrer des problèmes.

Les parents peuvent aussi éprouver des difficultés émotionnelles à réagir au comportement de leur enfant. L’entourage peut avoir une réaction de rejet. Les enfants eux-mêmes peuvent fortement souffrir de l’idée qu’ils n’auront jamais le sexe qu’ils souhaitent. Ils peuvent naturellement aussi être la cible de moqueries ou de harcèlement de la part d’autres enfants. Pour se protéger, ils peuvent se replier sur eux-mêmes, ce qui peut les mener à un isolement social, ils peuvent manifester un comportement dépressif et leurs résultats scolaires peuvent commencer à en pâtir. Le harcèlement constitue d’ailleurs l’un des problèmes majeurs auxquels les enfants sont confrontés. Une nette distinction s’opère ici également entre les garçons et les filles, ces dernières étant significativement moins harcelées que leurs camarades masculins.

L’entourage peut avoir une réaction de rejet et montrer les parents du doigt comme s’ils encourageaient le problème de genre de leur enfant en le laissant être qui il est. Le fait de voir son enfant souffrir du rejet des autres ou à l’idée de ne jamais avoir le sexe qu’il souhaite fait mal. Les parents se posent aussi énormément de questions comme :Mon enfant sera-t-il jamais heureux et en bonne santé? Trouvera-t-il un jour un(e) partenaire? Et qu’en sera-t-il de leur désir d’enfants?

En tant que parents, vous voulez le meilleur pour votre enfant, et surtout, qu’il soit heureux. Chercher de l’aide pour votre enfant, c’est prendre soin de lui. Un assistant social ne forcera pas votre enfant dans l’une ou l’autre direction, mais l’épaulera et l’accompagnera. Il recherchera avec vous et votre enfant quelle est la meilleure voie à suivre. L’important, c’est que votre enfant soit libre à tout moment de ressentir ce qu’il veut et de faire ses choix, même si cela ne correspond pas aux attentes de son entourage. Si vous cherchez un assistant social, consultez notre offre de soins.