Sexualité

La plupart des personnes trans désirent avoir une vie sexuelle tout autant que les personnes qui ne sont pas trans. Malheureusement, la sexualité reste un sujet trop peu abordé, tant dans la vie privée que lors d’un éventuel accompagnement. Vous pourrez en lire davantage sur cette thématique sur cette page et les suivantes.

Certaines personnes transgenres ont une relation compliquée avec leur corps, et lorsque l’identité de genre, le corps et le rôle de genre ne correspondent pas, la sexualité constitue parfois un sujet à éviter. Toutes les personnes transgenres ne sont cependant pas asexuelles parce qu’elles ressentent une aversion pour certaines parties de leur corps (du moins avant leur transition). Grâce à la transition et à un traitement médical, la plupart des personnes transgenres développent une relation plus positive avec leur corps. Pour la plupart des personnes transgenres, la transition a une grande influence sur leur vie sexuelle, parce que leur corps prend une forme plus souhaitable pour elles. Toutefois, toutes les personnes transgenres n’ont pas besoin de subir un traitement de réassignation sexuelle.

Tant le traitement hormonal que les opérations de réassignation sexuelle ont des effets spécifiques sur la sexualité des personnes transgenres. Il est tout à fait possible d’avoir une vie sexuelle satisfaisante après avoir subi un traitement de réassignation sexuelle. Souvent, une transition nécessite néanmoins également quelques adaptations sur le plan sexuel. Après avoir commencé à prendre des hormones, les hommes trans* ressentent souvent une augmentation de leur désir sexuel, tandis que les femmes trans* ressentent justement une diminution. La chirurgie génitale a elle aussi un impact important sur la façon dont les personnes vivent un orgasme. Ces adaptations ne sont cependant pas uniquement liées aux changements hormonaux ou à l’(aux) opération(s): il est logique que l’on ait plus ou plus souvent envie de faire l’amour (et que l’on en retire plus de plaisir) lorsque le corps correspond mieux à l’identité de genre. Tous ces changements exigent souvent des adaptations au sein de la relation avec le/la partenaire, mais également pour la personne transgenre elle-même.

En outre, les informations relatives aux relations sexuelles protégées se concentrent presque toujours sur les personnes cisgenres. Il y a pourtant un certain nombre d’aspects spécifiques aux personnes transgenres sur lesquels l’éducation sexuelle ne s’arrête généralement pas.

 

* Lorsque nous parlons de « femmes trans », nous désignons des personnes nées dans un corps masculin mais qui, au niveau identitaire, se sentent plus féminines que masculines. Lorsque nous parlons d’ « hommes trans », nous désignons des personnes nées dans un corps féminin mais qui, au niveau identitaire, se sentent plus masculines que féminines. Dans les pages qui suivent, nous partons du principe que les corps des hommes trans peuvent fortement différer les uns des autres, tout comme ceux des femmes trans, et nous désignons autant que possible les parties du corps.